Des fictions nées du réel, et un réel qui parfois dépasse la fiction. Ce que l'écriture permet que la mémoire seule ne peut pas.
Deux romans achevés, un troisième en cours. Non publiés — en attente de publication. Pour chacun : un synopsis, une note d'intention, des images, et les premières pages en téléchargement.
32 chapitres · Voix alternées père-fille
Un gorille pointe les volcans. Une fille comprend. Son père refuse de voir. Entre eux, une catastrophe qui approche et un territoire en guerre.
Dans les Virungas rwandais, le vieux dos argenté Agashya adopte un comportement inédit : il déserte son clan pour pointer obstinément les volcans. Kayitesi, vingt ans, élevée au contact de la forêt par une mère Batwa aujourd'hui disparue, perçoit un risque dans ce geste, sans pouvoir l'identifier. Son père Munyemana, chef des rangers du Parc National des Virungas, voit la même chose mais choisit de se taire. Un déni imposé par la protection de la saison touristique, et sa mémoire du génocide.
Kayitesi et quelques étudiants s'assemblent pour identifier le risque pointé par Agashya. Peu à peu, savoirs ancestraux, comportements animaux et données sismiques convergent vers une même réalité : une catastrophe volcanique approche, sur un territoire déchiré par le M23.
Quand la terre s'ouvre, père et fille sont du même côté. Munyemana réactive les sentiers oubliés des Batwa que la mère de Kayitesi lui avait appris jadis. Ce sont ces chemins invisibles sur les cartes officielles qui permettront d'évacuer plus de 300 000 personnes fuyant les coulées de lave.
La nature fut la lanceuse d'alerte.
Le roman alterne les deux voix père-fille sur trente-deux chapitres. J'ai voulu raconter une histoire autour du déni stratégique, cette mécanique du silence par laquelle des sociétés préfèrent ne pas voir ce qui vient.
Munyemana est un homme qui a tout traversé — le génocide, la reconstruction, trente ans de forêt — et qui a appris à survivre en taisant ce qu'il voit. Kayitesi est celle qui n'a pas encore appris à se taire. Entre eux, Agashya : un gorille qui ne ment pas.
Ce roman est aussi un hommage aux peuples Batwa, ces gardiens de la forêt des Virunga dont les savoirs ont été marginalisés par la modernité, et dont les chemins — littéralement — ont sauvé des vies.
Les premières pages — entrer dans le roman.
Lire les premières pagesRoman · En cours de rédaction
Un village Bedik. Trois morts inexplicables — le passé, le présent, l'avenir fauchés l'un après l'autre. Et les génies qui se taisent.
Un village Bedik, perché depuis sept cents ans dans les collines inaccessibles du Sénégal oriental, vit un drame de trois décès successifs. Un ancien, fidèle détenteur de la tradition. Un jeune ultra-connecté, smartphone dernier cri. Une belle jeune femme récemment enceinte, représentant l'avenir. Trois morts inexplicables. Le passé, le présent, l'avenir — fauchés l'un après l'autre.
La gendarmerie enquête et ne voit rien. Pour les anciens, ce sont les génies qui se sont tus. Un village totalement bloqué par son incompréhension entre tradition et modernité.
Un jeune homme de retour de la case sacrée et une jeune femme d'un village voisin vont, ensemble, tenter de renouer le fil. Par la parole et par la générosité. Peu à peu, ils font revenir les génies. À la fin, le jeune couple s'unit et la vie reprend.
La jeunesse et l'amour, l'écoute et la parole ont vaincu contre le fanatisme de la tradition et l'égoïsme de la modernité.
Le village d'Anjiel, en pays Bedik. Une peuplade installée dans ces collines inaccessibles depuis sept cents ans, ayant fui du Mali voisin devant les avancées d'un roi Peul qui voulait islamiser de force toute la population.
Les femmes âgées ont toujours leur bout d'épine de porc-épic au travers du nez, quand les jeunes femmes ont des piercings aux deux narines. Tous les adultes ont un vieux Nokia, et les jeunes des smartphones de récente génération. Le chef du village, détenteur de la tradition, est en jean et tee-shirt.
Tout le village vit une contradiction fondamentale entre tradition et modernité — terrain que je connais depuis vingt-cinq ans de travail au Sénégal.
Les premières pages — entrer dans le roman.
Lire les premières pages49 chapitres - 88 200 mots
Une obéissance programmée par modification épigénétique est possible avec les outils de biotechnologie existants... Mais est-ce éthique ? Une lanceuse d'alerte se mobilise contre ce projet... Menaces, écoutes, filatures, on est en plein thriller...
En juin 2040, Éléa Vandier, biologiste moléculaire à Marseille, reçoit un document classifié, lui révélant le projet A.G.N.I. : un programme clandestin de modulation épigénétique devant développer un apaisement social, visant un taux de conformité de 87 % de la population. Aidée de son compagnon David et de son amie Amina Sow, elle découvre les essais déjà conduits en Afrique de l'Ouest. Elle entre en contact avec Julien Renaud, journaliste d'investigation, puis avec le réseau de résistance « Retour à l'Humain ». Face à elle, deux acteurs : le Dr Weiss, un des initiateurs du programme, estime que la santé doit éradiquer la violence, alors que le Dr Li Wey consolide la communauté chinoise par une attitude apaisée . Lanceuse d’alerte traquée, surveillée, tiraillée entre la peur et la nécessité d'agir, Éléa choisit de résister.
Je n'ai pas voulu écrire un roman technophobe ni un manifeste. Les outils décrits existent déjà en laboratoire : nanovecteurs lipidiques, modulation épigénétique, IA appliquée au vivant. Le cœur du roman appartient désormais au champ du possible. Ce roman explore les moments de bascule où le système se protège. Face aux décisions systémiques, la résistance ne peut plus être une révolution éclatante.
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